La formation professionnelle, l’apprentissage et l’artisanat restent les plus grands pourvoyeurs d’emplois directs surtout dans le secteur informel. Raison pour laquelle, ils occupent une place prépondérante dans la nouvelle politique du gouvernement sénégalais. Ce qui justifie leur regroupement dans un seul département ministériel.
Aujourd’hui, le gouvernement du Sénégal a compris que le développement socioéconomique des populations passe par une formation professionnelle de qualité non seulement pour les jeunes mais pour les apprenants et les artisans qui ont toujours exercé leur métier sur le tas sans qualifications certifiées. Alors, le président a compris qu’au 21ème siècle, la solution n’est plus cette formation professionnelle et technique telle que pratiquée dans le passé. Cette méthode ne permet plus en tout cas dans les pays en développement comme le nôtre d’aller vers l’émergence, l’option n’est plus une formation traditionnelle scientifique pure où il y a un supplément en mathématiques et en sciences pour former de bons techniciens qui pourraient continuer vers le DUT et l’ingéniorat.

Des pays développés tels que la Suisse, l’Allemagne, la France ont dans cette perspective donné beaucoup plus de poids à la formation professionnellede base à  partir du CAP en partant de l’apprentissage, en développant plusieurs filières avec notamment des formations courtes et ciblées, en préparant donc les jeunes vers un métier grâce à la certification par la VAE (validation des acquis de l’expérience). Nous parviendrons à mettre en œuvre une politique et formation et d’artisanat forte.

Pour les orientations du secteur, il faut d’abord partir de l’existant, il faut au niveau central, une mobilisation de tous les acteurs qui interviennent dans la formation professionnelle qui est désormais une priorité de développement  pour l’Etat du Sénégal.
De nouvelles possibilités s’ouvrent pour les jeunes sénégalais avec notamment les exploitations agricoles. Notre ambition dans ce domaine est de développer les formations liées à l’agriculture pour accompagner les politiques de développement de l’Etat. Nous allons dans ce sens cibler les zones de développement économique  qui vont avec les six pôles de développement inscrits dans le yonou yokouté en mettant l’accent sur la création de centres de formations spécialisées dans les métiers de l’agriculture.